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La Vie-matelas

La Vie-matelas

 

Sur le gazon des Buttes

Débute et cherche un but

La chanson la chimère

De ce fils à sa mère

 

Dans cet air chaud il chôme

Bronze, observe les mômes

Qui momifient leur joie

Jouant, agitant les bras

 

Le stylo à la main

Et le style à sa main

Il passe un peu le temps

Et tout le jour, attend

 

Que passent une ou deux heures

Un ersatz de bonheur

Et puis un petit rêve

D’une grève, une trêve

 

Que passent une ou deux heures

Et que dans ce temps-là

Il oublie le malheur

D’une vie-matelas

 

Car dans son lit demain

À la fin du matin

Oisif et bien sûr seul

De bois sera sa gueule

 

Il se demandera

Nu sur son matelas

Comme chaque matin

Oh, ce qu’il pourrait bien

 

Faire d’une ou deux heures

S’ennuyer un peu moins

Étudiant, amoureux et tricheur,

Fainéant, glandeur à un point

 

Qu’il ne supporte plus

Attends ! si c’est ma vie

M’est avis qu’aujourd’hui

Mieux vaut que je me tue

 

 

Sur le gazon des Buttes

De but en blanc se bute

Un petit mec minable

Finissant cette fable.

Rédigé le 20/04/2009 à 22:30 | Lien permanent | Commentaires (1)

Poème retrouvé un an après

Poème retrouvé un an après

Tu dors… Je te regarde.

Au-dessus de tes seins mi-nus,

Un visage est là

Plus remarquable du fait que

Tu y sois en partie absente

(Car tu dors) les lumières de la route

Dessinent ton visage

Son irrégularité innombrable son charme sa force

Des yeux clos au dessin amoureusement maquillé

Un nez bien connu qui décline avec ton cou

Une bouche à embrasser au-delà du

Raisonnable et à aventurer dans

L’interdit

Pourquoi

T’agites-tu ainsi et si soudainement ?

Est-ce un cauchemar quelconque ou

Es-tu submergée par l’érotisme d’un songe

Où – comme je t’aime et te désire ! –

Je voudrais être et jouir

Avec, dans et pour toi.

Que ton sommeil marque ta beauté de toujours

Que mon amour pour toi fanfaronne de joie

Que la douceur nocturne épouse tout en toi

Que la vie sera belle quand tu es au jour !

Rédigé le 25/06/2008 à 12:47 | Lien permanent | Commentaires (0)

Hypothèse

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J’ai beau fanfaronner

J’ai beau courir autant

Que filent les années

Sur la piste du temps

Je ne peux me guérir

J’ai beau jouer l’occupé

Jouer l’important pressé

J’ai beau tout occuper

De mes pas angoissés

Je ne peux me guérir

Je peux chanter sur scènes

Ou prendre un mégaphone

Tout paraîtra obscène

À ma mémoire aphone

Je ne peux me guérir

L’amour est ainsi fait

Que quand il brise un cœur

Le corps de ce dernier

Veut meubler son malheur

Mais ne peut se guérir

On court un peu partout

On croit même renaître

En tirant quelque coup

Mais il faut reconnaître

Que ce n’est pas guérir

Car la peau de cette autre

Que je voudrais heureuse

N’a le goût que d’une autre

À l’absence honteuse

Je ne peux me guérir

Et derrière mes rires

Comme tu sais mentir

Toi qui me fais souffrir

En voulant mon sourire

Tu sais qu’à en mourir

Je ne peux m’aguerrir

Rédigé le 01/01/2008 à 14:16 | Lien permanent | Commentaires (1)

La Chute

La ChuteGo to fullsize image

Il n’y a rien de plus beau qu’une femme qui aime

Il n’y a rien de plus beau que ces regards éteints

Par une nuit trop courte ou un jour sans matin

Il n’y a rien de plus beau que cette lueur blême

Il n’y a rien de plus beau qu’une jeune amourette

Que ces réveils absurdes et l’éternel printemps

Que ces mots excessifs qui arrêtent le temps

Il n’y a rien de plus beau qu’aimer une âme en fête

Il n’y a rien de plus beau qu’un été prometteur

Qu’un été où tes yeux et ta bouche me disent

Que le futur sera notre terre promise

Il n’y a rien de plus beau que d’attendre un bonheur

Il n’y a rien de plus beau qu’un automne qui dure

Mais ta réalité soudain s’est faite dure

Peut-être que le monde tremble mais j’endure

La connaissance amère d’illusions sans murs

Il n’y a rien de plus laid qu’un homme qui endure

Le gouffre de souffrance d’un amour déçu

Rédigé le 11/09/2007 à 18:59 | Lien permanent | Commentaires (0)

Peut-on encore chanter ?

Peut-on encore chanter ?Art_45413

Douce France,

Cher pays de mon enfance,

Dis-moi oui dis-le moi es-tu encore en vie ?

« Douce France / Cher pays de mon enfance / Bercée de tendre insouciance / Je t’ai gardée dans mon cœur »

Chantent-ils et chantent-ils encore

Mais qu’as-tu dans le cœur pays qui t’abandonnes

À la promesse immonde et fatale à ton peuple

Aux épreuves mondialisées et au reste ?

Qu’as-tu gardé au cœur de ton passé réel ?

Si peu de valeurs ; tant de propagande,

Et ta mémoire

Se fait borgne, oh ! que vient faire ici ta tendresse insouciante

Quand des fils et des sœurs, et leurs pères et leurs pairs sont parqués

Dans des avions cachés, charters de l’oubli,

Passé refoulé, toujours réminiscent :

Le détail de l’histoire…

Au pouvoir ?

Ah, ma France, ma petite France à son peuple,

« Elle refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu’on bouge », dis-tu ?

Mais rappeuse, sois lucide,

Ta France à toi aussi a voté pour le massacre ou bien

(résistance dérisoire)

Elle a voté pour l’impuissance à l’empêcher.

Vous, jeunesse de France et Je m’inclue dans vous,

Vous étiez responsables et

Vous avez fait fidèlement foncer la France dans son fracas final.

Où est-elle aujourd’hui l’insolence invincible ?

Où sont-ils les Gavroche ? Où es-tu pour de vrai,

Camarade Môquet ?

Ma France…

« Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches / Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien », chante un autre…

Obstination, mon cul !

Et combien sommes-nous, nains défiant les montagnes,

À s’entre-déchirer sur des lubies futiles dans l’œil de ce cyclone ?

Un peu moins chaque jour et parfois un peu plus,

Mais le déclin de l’espoir collectif est en vogue et les vents sont contraires

De plus en plus contraire,

Depuis trop longtemps.

Attention : l’indifférence peut tuer plus qu’un génocide quand elle est

dominante.

« J'écris dans un pays dévasté par la peste… »

Et qu’il avait raison ce poète hérétique

Que vous condamnez ou bien faites mentir

Mais…

Peut-on encore écrire dans ce pays-là ?

Le peut-on encore à cette époque-ci ?

Nos musiques ne chantent-elles pas le la

Des marchands de squelettes de ce monde aigri ?

Rédigé le 02/09/2007 à 14:39 | Lien permanent | Commentaires (0)

Ce soir de pluie sans toi

Ce soir de pluie sans toiElisa, Culture et Quartiers populaires

Et en plus il fallait qu’il pleuve

Ce bruissement m’éloigne je ne sais pourquoi de notre revoyure

Et ta voix ne résonne plus dans l’écouteur du jour

Chaque jour ayant son heure de joie

Pour vingt-trois heures où tu n’es pas là

Pas du tout là

Si je veux te revoir il faut que je voyage

Sûrement tu seras là dans ta robe rouge

Les filles sont plus belles quand leurs formes bougent

Sous l’effet du vent doux d’une admirable plage

Notre plage sera celle des retrouvailles

Les senteurs de ton cou remplaceront l’embrun

Je me noierai peut-être dans tes cheveux bruns

Et tu me sauveras d’un baiser ô que j’aille

Te retrouver là-bas et le bonheur viendrait

Mais encore il faudrait compter sur de la chance

Et depuis ces longs jours l’autre bout de la France

Me semble l’infini tant tu fus un arrêt

Pour ma vie si plate avant tes nuits…

Les mots magiques de l’amour nous échappent avec la distance

De l’espace et du temps

Je veux te voir ou mourir à l’instant

Rédigé le 20/05/2007 à 19:40 | Lien permanent | Commentaires (0)

Un Au revoir

Un Au revoirFormidable_2_bokmaal1_cover

Toi qui as joué dans tant de drames

Comme on vit et qu’après on s’en va

Voici venu ce dur moment où ta douleur est éloignée

Par ton départ

Ton départ

Qui est plus vrai que la réalité

Mais avant de partir évidemment

Il te fallais tu n’y peux rien

Un dernier soubresaut de la vie ancienne

(Je ne peux espérer être ta vie nouvelle)

Était-ce destin ou choix cette nuit en tout cas

Tu n’en es pas vraiment à l’aise

Car allongée sur le sol dans le délire

Et le rire tes paroles

Se voulaient ou paraissaient un coït

Hier matin tu t’es réveillée à côté de celui que tu quittais

(Est-ce possible rigoureusement qu’on me quitte ?)

Et hier soir tu jouais ton rôle répétitif

Te protégeant (de moi) de déconvenues supplémentaires

Tu es là

Demain tu es ailleurs

(Comment vivrais-je dès demain ?)

Pourras-tu vivre mieux ?

Tu y as droit je ne sais pas

Si tu y crois

Rédigé le 14/05/2007 à 22:26 | Lien permanent | Commentaires (0)

Il n’y a toujours pas d’amour heureux

Aragon Il n’y a toujours pas d’amour heureux

« J’aurais voulu lui dire j’aurai voulu croire

De nouveau à ces choses que les heureux vantent »

Se dit d’un ton plaintif l’Homme à la vie blessante

Il regrette ses actes et ses démarches lentes

Qui font que sa jeunesse est plus tombeau que foire

Que sauf quand Je dors Je m’ennuie

Tous ces événements du matin au coucher

Ne rythment qu’un néant de routine sans nom

Sans malheurs héroïques ni joies ni renom

Sans actions historiques et tant de rides au front

Qui sont la métaphore d’un état caché :

Oui sauf quand Je dors Je m’ennuie

Peut-être que demain la vie volera haut

Peut-être dès demain nous ne voudrons plus rien

Que vivre vivement vos voyages anciens

Et vos vieilles coutumes et votre bonheur vain

Mais pour cela encore il faudrait vivre faux

Car sauf quand Je dors Je m’ennuie

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard

Que ricanent sans bruit les ennemis du beau

Broyant de cris vulgaires ce qui reste chaud

Dans les cœurs imagés des hommes trimant trop

Et du mélancolique travaillant au bar

À écrire que Je m’ennuie…

Rédigé le 24/03/2007 à 22:44 | Lien permanent | Commentaires (0)

Les Regrets qui ont leur fête

590576652_small_1 Les Regrets qui ont leurs fêtes

C’était un baiser pour rire

Mais tu me l’as donné

Un baiser de fin de soirée

Voluptueux et tragique

C’était un baiser mais seulement pour t’amuser

Parce qu’on a bien ri

En dansant hier soir

Parce qu’on a bien ri

Et t’en allant tu as laissé ta trace au coin de mes lèvres

Pour t’amuser

Et en me laissant tu as laissé ton ombre dans mes regrets

Dans mon amertume

Et ma lassitude…

Mais ça va s’arranger, un jour,

Tout ira mieux c’est sûr

…

C’était un discours pour séduire

Mais il avait un sens

Un discours démagogique et creux

Mais terriblement politique

C’était un discours mais seulement pour séduire

Parce qu’il veut notre peau

En pérorant et en promettant

Il veut notre peau

En s’applaudissant lui-même il a peut-être marqué notre histoire

Par sa séduction…

En se félicitant d’être charismatique il m’a empli de dégoût et de terreur

Me faisant peur et provoquant ma colère

Et ma lassitude…

Mais ça va s’arranger, un jour,

Tout ira mieux c’est sûr

…

C’était une enfance envolée

Mais irrattrapable

Une enfance dont le souvenir

Me paraît heureux parce qu’elle n’est plus

C’était une enfance qui sera désormais révolue pour toujours

Parce qu’on ne vit que vers la mort

En s’amusant et désormais par nos soucis qui se succèdent

On ne vit que vers la mort

En s’en allant mon enfance aura laissé sa trace dans mes habitudes

Envolée qu’elle est aujourd’hui

En m’estimant à dix-huit ans déjà elle aura laissé son ombre dans mes

regrets

Dans mon amertume

Et ma lassitude…

Ne voyant pas comment cela

Pourrait s’arranger je ne sais plus

Quoi dire à mes poèmes

Ni comment cultiver mes espoirs obsolètes

Rédigé le 14/01/2007 à 19:52 | Lien permanent | Commentaires (0)

Pré-campagne électorale

Congres_2006_160 Pré-campagne électorale

Il y aura des jours où le doute sera

Une règle évidente et les dogmes seront

Obsolètes

Nos certitudes et nos agacements

Seront remis en cause

Qui a raison et qui a tort

Dans le camp des humains sincères ?

Peu d’intérêt

De répondre à cela

Encore si chacun campait

Toujours sur ses positions

Mais qu’il mettait plus d’énergie

À agir dans le monde

Qu’à vouloir imposer ses lubies subjectives

Et ses affects et sa banalité

Médiocre !

Mais non !

L’heure de l’action de la pratique réelle

Est repoussée sans cesse sans que cesse les essais assassins

L’institutionnalisation de nos maux gagne électoralement

Et l’on se ment

Espoir encore

Ou pinaillage coupable ?

Rédigé le 24/12/2006 à 12:56 | Lien permanent | Commentaires (0)

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