Il n’y a toujours pas d’amour heureux
« J’aurais voulu lui dire j’aurai voulu croire
De nouveau à ces choses que les heureux vantent »
Se dit d’un ton plaintif l’Homme à la vie blessante
Il regrette ses actes et ses démarches lentes
Qui font que sa jeunesse est plus tombeau que foire
Que sauf quand Je dors Je m’ennuie
Tous ces événements du matin au coucher
Ne rythment qu’un néant de routine sans nom
Sans malheurs héroïques ni joies ni renom
Sans actions historiques et tant de rides au front
Qui sont la métaphore d’un état caché :
Oui sauf quand Je dors Je m’ennuie
Peut-être que demain la vie volera haut
Peut-être dès demain nous ne voudrons plus rien
Que vivre vivement vos voyages anciens
Et vos vieilles coutumes et votre bonheur vain
Mais pour cela encore il faudrait vivre faux
Car sauf quand Je dors Je m’ennuie
Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que ricanent sans bruit les ennemis du beau
Broyant de cris vulgaires ce qui reste chaud
Dans les cœurs imagés des hommes trimant trop
Et du mélancolique travaillant au bar
À écrire que Je m’ennuie…
Commentaires