La Vie-matelas
Sur le gazon des Buttes
Débute et cherche un but
La chanson la chimère
De ce fils à sa mère
Dans cet air chaud il chôme
Bronze, observe les mômes
Qui momifient leur joie
Jouant, agitant les bras
Le stylo à la main
Et le style à sa main
Il passe un peu le temps
Et tout le jour, attend
Que passent une ou deux heures
Un ersatz de bonheur
Et puis un petit rêve
D’une grève, une trêve
Que passent une ou deux heures
Et que dans ce temps-là
Il oublie le malheur
D’une vie-matelas
Car dans son lit demain
À la fin du matin
Oisif et bien sûr seul
De bois sera sa gueule
Il se demandera
Nu sur son matelas
Comme chaque matin
Oh, ce qu’il pourrait bien
Faire d’une ou deux heures
S’ennuyer un peu moins
Étudiant, amoureux et tricheur,
Fainéant, glandeur à un point
Qu’il ne supporte plus
Attends ! si c’est ma vie
M’est avis qu’aujourd’hui
Mieux vaut que je me tue
Sur le gazon des Buttes
De but en blanc se bute
Un petit mec minable
Finissant cette fable.
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